Désolé, mais il n'y pas plus de place

 

Ne vous présentez surtout pas sans avoir été inscrit au préalable.

Toute personne non inscrite ne sera pas admise à la journée.

 

Si vous souhaitez profiter de l'occasion pour acheter des livres, munissez-vous

de monnaie sonnante et trébuchante. Il n'y a pas de bancontact sur place!

Date
Jeudi 5 mars 2020
Heure
08:30
Prix
Prévente: 10 € 
Repas compris
Un seul formulaire par personne, choix de maximum 3 ateliers.
L'inscription sera prise en compte lorsque le versement bancaire de 10€ sera réalisé.

Centre Culturel Marcel Hicter - La Marlagne

Chemin des marronniers, 26
5100 WEPION

https://lamarlagne.cfwb.be/

 

Contenu de la journée

Une journée pour échanger, se ressourcer, partager des pratiques et valoriser les facettes des métiers des éducatrices et éducateurs.

Régulièrement confrontés à des paradoxes, à des questions éthiques, arrivent-t-ils encore à pouvoir utiliser leur imagination et leur inventivité pour « sortir du cadre » ?

Nous vous proposons de réfléchir à ces paradoxes, les identifier, qu’en faire et comment créer des espaces d’action et de liberté ?

Arrive-t-on encore à être dans le soin (care) à l’autre ? Non pas travailler sur les personnes, mais avec elles. 

Quelles dimensions et quels combats collectifs ? Et mon équipe ?

Quelle place pour l’éthique ?

 

Programme

 

A partir de 8H30 : accueil animé – petit déjeuner

 

9h30 : Introduction de la journée

9h45 :  Intervention de Jean-Michel Longneaux, Professeur à l’UNamur: La désobéissance éthique

 

11h : Pause

11h30 : Intervention de Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l’enfant.: Eduquer pour faire société 

12h00 : Interactions avec le public

Pendant la matinée, en alternance, des vidéos et du théâtre impro

Dans les couloirs : stands divers (livres, administrations, exposition photos…)

 

13h-14h : Repas

 

14h15 : 10 ateliers participatifs

15h45 : Drink et papotes.

Organisation : asbl Rhizome dont l’objectif est de valoriser la profession de l’éducateur.

 

Edite « les carnets de l’éducateur » depuis 1996 (sixième édition 2018).

 

ATELIERS

N°1 Sociocratie

15 places

 

Sociocratie appelée aussi dynamique participative ou gouvernance dynamique :

  • Un mode de gouvernance (qui nécessite que la hiérarchie soit d’accord)

  • Des outils qui facilitent la dynamique et la gestion participative

  • L’intérêt de la sociocratie est de :

  • Favoriser l’intelligence collective

  • Augmenter la participation et la responsabilisation de tous

  • La prise de décision partagée

  • Le partage du pouvoir

  • Tendre vers l’équivalence (≠ égalité)

  • 4 principes de base :

  • Le cercle (lieu de prise de décision

  • Le double lien (double feedback)

  • Le consentement (mode de décision)

  • L’élection sans candidat

En partant d’une situation concrète nous expérimenterons des outils utilisant un ou plusieurs principes de base.

Animatrice

Josianne Ruggiu, éducatrice, ayant été enseignante en section éducateur, travaillant actuellement dans le secteur AGAJ ,  formée en sociocratie et utilisatrice au travail des principes sociocratiques (réunion, prise de décision...), membre de Rhizome.

 

N°2 Philocité

15 places

 

Inspiré des “Nouvelles Pratiques Philosophiques”, l’atelier philo vise à permettre à un collectif de s’emparer d’un sujet… et de ne plus le lâcher.

Ni café du commerce ni théorie toute faite, la discussion rigoureuse nécessite non seulement un désir d’affronter ce qui fait vraiment problème, mais également un rapport serein à la parole. Nous partirons ainsi d’une situation rencontrée par l’un des participants et tâcherons ensemble, en mobilisant les outils du dialogue philosophique, de creuser les questions que pose cette situation concrète. De cette analyse serrée pourra être dégagée une représentation nuancée et fidèle de votre action, des obstacles qu’elle rencontre et, peut-être, des pistes pour dépasser ces obstacles.

 

Animateur

Alexis Filipucci est philosophe de formation, animateur/formateur à Philocité.

 

N°3 Educateur et écriture

20 places

 

Les éducateurs écrivent…c’est un fait.  Les éducateurs osent écrire ?

« Je fais des fautes, je ne sais pas écrire, je n'ai rien à dire… J’écris « RAS » dans les cahiers de communication alors que j’ai passé une journée, une soirée, des jours de vacances, un entretien familial… aux côtés de quelqu’un tout en l’observant continuellement. »

Nous écrivons pourtant tous les jours, alors qu’est-ce que notre « savoir écrire » ? Comment définir notre légitimité ? Quelle place prenons-nous par l’écriture ? Comment faire de l’écriture un « outil de travail » seul et en équipe ?

Les éducateurs doivent écrire ?

 « L’écriture est très présente, mais on n’a pas de temps… »

 « Les écrits, c’est bien, on en a de plus en plus, mais comme on a des procédures, on ne s’en rend pas compte. »

« Une plainte a été déposée par une famille auprès d’une instance. Les écrits de plusieurs années ont été utiles pour permettre aux auditrices une prise de position. Après cet événement, nous avons eu peur d’écrire. »

Nous devons écrire plus : comment, dans quelles conditions ? Quelle place prenons-nous dans l’écriture qui fait trace, qui assure une cohérence, qui est aussi un outil de contrôle des pratiques ? A propos de qui écrivons-nous : des personnes que nous accompagnons au quotidien ou de nous sur un mode défensif ?

Routines, soumission, obligations…où se situe notre pouvoir dans les modes de fonctionnement actuels des institutions ?

Les éducateurs écrivent, pourquoi, pour qui ?

 « Les éducateurs écrivent trop peu. Or, l’écriture est un outil de travail, et c’est aussi une manière d'attirer l'attention sur la profession mais aussi sur les problèmes de société que nous observons chaque jour. » 

« Nous sommes des travailleurs de première ligne, les mieux placés pour voir, comprendre, entendre ce qui se passe pour ceux qui sont fragilisés. Ecrire au quotidien, c’est aussi porter leur voix. »

Quelles voix portons-nous par notre écriture ? Que diffusons-nous à propos des personnes que nous accompagnons par nos écrits ? Quelle voix ont-elles dans nos écrits, quelle place accordons-nous à leur voix et à la nôtre ? Que diffusons-nous du métier d’éducateur par nos écrits ?

 

Méthode participative : Après la présentation de quelques traits du paysage de l’écriture des éducateurs spécialisés, nous échangerons nos impressions, nos réflexions, nos questions, nos désirs…en écrivant.

Un atelier d’écriture, quoi de mieux pour se mouiller ?

Prendre la plume, plonger dans un bain des mots, laisser couler les phrases, écouter, se faire entendre…

Un atelier d’écriture pour écrire autrement : en mettant de côté les craintes qui dessèchent, dans un climat sécurisant où chacun reste en possession de ce qu’il écrit et de ce qu’il souhaite partager.

 

Animatrice:

Bénédicte Wantier, enseignante à la HEH à Tournai et formatrice en écriture professionnelle des éducateurs spécialisés

Objectifs : partager nos représentations de l’écriture des éducateurs spécialisés, survoler ses multiples facettes, plonger dans un premier bain d’écriture pour (re)trouver notre savoir écrire, notre pouvoir d’écrire.

N°4 L’entre-temps : transversalité entre aide à la jeunesse, handicap et santé mentale.

30 places

 

L’Entre-temps : transversalité entre aide à la jeunesse, handicap et santé mentale

 

L’Entre-temps a pour mission d’apporter au jeune, à ses parents ou à ses proches, un accompagnement social, éducatif et psychologique, soit dans le milieu socio-familial, soit en dehors de celui-ci, en ambulatoire, afin de remédier à des situations d’errance et de désinsertion.

Le suivi se veut transversal aux trois secteurs que sont l’Aide à la Jeunesse, le Handicap et la Santé mentale

L’asbl est reconnue par l’Aide à la Jeunesse, la CoCoF et l’AViQ 

Contenu et méthode. 

A partir d’exemples apportés par l’E-T et par des participants, comment réfléchit-on ensemble, intervenants des divers réseaux, et avec la collaboration du jeune et son entourage. Pour travailler non SUR les personnes, mais AVEC elles.

Il s’agit de remobiliser les services, institutions, et administrations autour de situations complexes afin de désamorcer les mécanismes d’exclusion en cascade.

Quel est l’engagement de l’Entre-temps, et comment peut-il se concrétiser au jour le jour. 

Animation : Marie-Rose Kadjo, directrice, et des travailleurs de l’équipe  

N° 5 Comment se jouer des contraintes institutionnelles et faire preuve de créativité en tant qu'éducateur ?

30 places

 

L’accueil des MENA, entre politique du non-accueil et accompagnement éducatif : une obligation de nouvelles pratiques ?

 

L’atelier aura comme objectif d’identifier des stratégies et espaces de liberté d’action de l’éducateur en s’inspirant des niveaux de la Grille d’Ardoino : individuel, interpersonnel, groupal, organisationnel, institutionnel, et d’historicité.

  

Méthodologie

Présentation de la création d’un service d’hébergement pour MENA relevant de l’Aide à la Jeunesse avec mise en évidence d’espaces et d’actions de créativité à chacun des 6 niveaux.

Questions-réponses, échanges avec les participants en se référant à leur contexte professionnel spécifique:

  • Questionner leur niveau privilégié d’actions

  • Quels sont leurs leviers d’action, leurs espaces de liberté ? 

  •  Ouvrir aux autres niveaux d’actions

  •  Comment apporter des réponses collectives originales aux problématiques des bénéficiaires, des usagers, dans une visée d’émancipation sociale ?

 

 Animatrice

Valérie WIELS, psychopédagogue, enseignante au Bachelier en éducation spécialisée au CESA et à la HELHa de Gosselies, coordinatrice chargée de mission durant 2 ans pour la création d’un centre d’hébergement pour MENA relevant de l’Aide à la Jeunesse.

 

N° 6 L'éducateur, Acteur (ou spectateur) de changement ?

40 places

 

"Il faut se mouiller, sinon on sèche !"

 

Les années à venir risquent d'accroître les inégalités. Nos publics et notre profession sont mis à rude épreuve.

Nous pouvons attendre que cela passe, regarder au balcon, faire l’autruche, ou au contraire s'indigner, se mobiliser, s'organiser, se solidariser... ! Petits et grands gestes pourront faire la différence...

Sans prétention, nous vous proposons un temps d'échange et de réflexion à partir de nos (vos) pratiques ou de nos (vos) non-pratiques autour de la fonction politique de l'éducateur. 

 

Animateurs

Denis Uvier - Educateur de rue "poil à gratter des structures et des politiques"

/Auteur/Écrivain/Poète à Charleroi - Fraîchement pensionné. Lui-même ancien sdf, il a sorti, il y a quelques mois, un livre intitulé "J'appartiens à la rue" aux éditions du Basson. 

Benoît Hossay - Educateur spécialisé/Professeur de pratique professionnelle au CESA - Il a une expérience de 20 ans avec un public en grande précarité. 

 

 

N°7 Comment valoriser les patrimoines culturels des publics populaires ? 

50 places

 

 Une expérience théâtrale avec La Voix des Sans papiers de Liège

 

Au cours de cet atelier, je vous proposerai sous la forme d’une communication, une modélisation méthodologique d’auto-expertise documentaire enseignée aux étudiant(e)s en animation-socio culturelle et sportive @ HELMo-Esas. Dans laquelle la culture devient un outil d’émancipation et d’intégration des publics. Nous tenterons ensuite en sous-groupe de faire émerger des équivalences dans le travail des professionnels de l’intervention sociale. Mais aussi d'échanger avec les membres de « la Voix des sans papiers » dans le cadre de cette expérience.

 

Animateurs

Pierre Etienne, membre fondateur du collectif Hip Hop Starflam, acteur, metteur en scène, animateur-formateur à la Section régionale de la Ligue de l’Enseignement et de l’Education Permanente pendant 8 ans, Enseignant-Chercheur à HELMo-Esas.

Des acteurs sans papiers du projet « sans ».

N° 8 La Devinière

30 places

 

Un lieu psychiatrique de la dernière ou de la première chance.

 

La Devinière, est la ferme de vie pour des hommes et des femmes qui ont perdu le contact avec la réalité, dont les émotions et la personnalité subissent les aléas de leurs angoisses et des phases de panique. Mais ici, les médocs ne font pas la loi.

Ce qui frappe à la Devinière, c’est l’ouverture, la liberté et les interactions quotidiennes possibles entre les individus. Les éducateurs essayent de repérer et de valoriser les compétences des personnes.

 

La vie de ces résidants a rarement été heureuse. Enfermé des années durant dans une chambre sans avoir la liberté d’en sortir, attaché toute la journée à un radiateur dans la maison d’un particulier, balloté d’hôpitaux en hôpitaux psychiatriques car jugé trop violent : voici quelques exemples de ce que certains d’entre eux ont vécu.

 

Echanges à partir du vécu des éducateurs et des résidents.

 

Animateurs

 

Des éducateurs et des résidents de la ferme.

 



 

N°9 Ni soumis ni insoumis mais revisitant les voies de l’affirmation de soi.

90 places

 

Des aînés vécus et vivant sous le prisme de la citoyenneté

 

Contenu de l’atelier

 

Vivre, vieillir et se sentir dépossédé de sa vie, de sa santé, de sa position sociale, de toute forme de pouvoir. Être relégué parmi les dépendants…

O vivre, vieillir et exister. Prendre appui sur les savoirs de l’expérience, se développer, croître et partager. Être reconnu comme citoyen actif…

 

Que ce soit en hébergement collectif ou en logement individuel, en maison de repos ou à domicile, qu’en est-il de la parole des aînés ? Qu’en est-il aussi des pratiques professionnelles des personnes les accompagnant ?

 

Présentation d’expériences concrètes :

  • des pratiques ouvertes à la vie solidaire en maison de repos

  • le soutien d’une citoyenneté active au travers du projet Wallonie Amie des Aîné

 

L'atelier abordera également la situation des personnes âgées handicapées

 

« C’est au moment où la nuit est la plus noire que l’aube est la plus proche… » D. Bigneron

 

Animateurs

 

Myriam Leleu :

Sociologue et Gérontologue 

Maître-assistante en Haute Ecole (HELHa, HELV, HEPN - Travail social et Soins infirmiers)

Coordinatrice d’un programme de recherche-action participative, Wallonie Amie des Aînés (WADA)

UCLouvain, Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme.

Dominique Bigneron :  

Etait le directeur du Domaine des Rièzes et sarts, « une maison de vies solidaire pour adultes âgés », située près de Couvin. Il résiste depuis toujours à toutes les formes de maltraitance, parfois insidieuses et inconscientes, que l’on peut rencontrer en maisons de repos. Il a fait de l’autonomie et de la liberté des habitants du domaine, une priorité absolue.

 

N°10 Ecologie sociale

 120 places

 

Comment transférer les principes de l'écologie sociale dans les pratiques professionnelles de l'éducateur ?

 

Nous commencerons par contextualiser la thématique. Quel en est l'intérêt ? Quels en sont les enjeux ?

Nous préciserons ensuite la définition et la visée de l'écologie sociale en identifiant ses principaux concepts.

Après cette courte approche théorique, nous présenterons différents outils d'intelligence collective. Les participants à l'atelier seront alors invités à se mettre en situation pratique, en appliquant la méthodologie des assemblées populaires.

 

Animation:

 

Fanny MICHEL

Co-organisatrice des Rencontres Internationales de l'écologie sociale (Liège, 2019), militante multi-approches, chercheuse non académique et travailleuse informelle, veilleuse de convergence des luttes dans divers milieux socio-culturels, glaneuse d'outils d'émancipation individuelle et collective au sein d'asbl (Université de Paix, PhiloCIté, Crible..) et de divers mouvements militants: les Indignés, Liège en transition, Extinction-rébellion... .

 

Pascal Midrez

25 ans de pratique d'éducateur dans les secteurs des sans-abris et de l'insertion sociale et socioprofessionnelle.

Enseignant-chercheur (sur la thématique de la Transition écologique et des inégalités sociales) à Helmo ESAS (Liège, section

Educateurs spécialisés en activités socio-sportives). Membre de l'asbl Rhizôme et du comité de rédaction des Carnets de l'éducateur.

Imprimer tout le programme en PDF

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